Vintage ou vénal
Quand le luxe recycle… ses profits

S’il y a bien une chose que le luxe maîtrise à la perfection, c’est l’art du paradoxe. Exclusif mais omniprésent. Intemporel mais toujours en quête de nouveauté. Et aujourd’hui, éthique mais jamais sans profit. La seconde main incarne à merveille cette nouvelle contradiction : à la fois réponse à une mode plus responsable et formidable machine à cash pour les maisons de luxe. Mais entre engagement durable et opportunisme bien rodé, où se situe vraiment la vérité ?
Un marché en plein boom : du vintage confidentiel à la stratégie des grandes maisons
Il fut un temps où chiner des pièces de luxe relevait du parcours du combattant, entre brocantes poussiéreuses et dépôts-vente confidentiels. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, les Millennials et la Gen Z boudent la fast fashion et veulent du caractère, de l’authenticité, de l’histoire. Un Kelly qui a voyagé, pas un sac trop parfait tout juste sorti d’atelier. Résultat ? Le marché de la mode de seconde main pourrait atteindre 57 milliards de dollars d’ici 2025.